vendredi 26 novembre 2010

Emma SIROT (1879 - ?)

  
   Emma SIROT de son nom de jeune fille Duthoit, est née le 1er août 1879 à La Madeleine dans le Nord. Elle sera l’élève de M. Bourgogne aux Ecoles Académiques de Douai et passera avec succès ses Certificats d’Aptitude à l’Enseignement du Dessin dans les Ecoles Normales, les Collèges puis les Lycées (1er degré et degré supérieur). Elle épousera Henri Sirot, architecte et peintre né à Valenciennes, qui deviendra à partir de 1902 l’architecte de la ville de Douai pendant 25 ans. Le couple y fera toute sa carrière ; Henri Sirot en tant que professeur d’architecture des Ecoles Académiques et Emma Sirot en tant que professeur à l’Ecole des Beaux-Arts. Emma Sirot exposera au Salon des Artistes Français tout comme son mari, 1er Second Grand prix de Rome en 1899 et Médaille d’Or 2ème Classe. Le couple sera honoré des Palmes Académiques. Si Emma Sirot travaille principalement la peinture à l’huile mais aussi l’illustration (photo ci-dessous), son mari a une préférence pour l’aquarelle. Les sujets sont fréquemment communs au gré des voyages du couple ; Semur-en-Auxois, Collioure, Bruges et son béguinage, et la Bretagne où ils se rendront plusieurs fois (1908 et 1930). Bien évidemment, de nombreuses œuvres ont pour sujet leur ville de Douai où le Musée de la Chartreuse conserve une nature morte d’Emma Sirot exécutée en 1906 et acquise en 1946 (Cuivre et vieux livres).


Dans La Revue des Beaux-Arts n°429 du 1er avril 1925, aux pages Courrier des Départements, le chroniqueur Paul Dervaux écrira au sujet du Salon de Douai : "[...] Le nombre de toiles n'étant pas limité nous remarquons une quantité d'oeuvres signées Sirot. Que de Sirot ! Il nous fut répondu qu'il y avait Sirot et Sirot. Il n'est pas déplaisant de voir tant de tableaux de Mme Emma Sirot, car ils sont tous bons, ce professeur possède un bien joli talent, et ce qui ne gâte rien, c'est une patriote que les Allemands trouvèrent bon d'emmener en captivité dans leur pays pendant la guerre. Cour de l'infirmerie, doit être bien agréable pour les malades, vu avec l'oeil du peintre ; la finesse du rouge du mur met en valeur la beauté des verts qu'éclaire un rayon de soleil, c'est plus qu'adroit, c'est artistique. Une place à Boulogne, est indiquée sur nos notes avec ce simple mot : admirable ! et Entrée du square Jemmapes porte comme critique ; très fin, fort délicat. Henri Sirot peint des aquarelles, qui elles aussi sont fort distinguées et dont les sujets bien mis en page ont de la séduction. Entrée de ferme, Les Tinselleries, Le port de Boulogne. Il est de mode à Douai de faire de la peinture de paire ; nous avons encore deux Aimé. [...]".    


Réalisée à l’été 1930, la peinture ci-dessous a pour thème la fin des moissons à Saint-Jean-du-Doigt en Finistère. Les champs recouverts de dizeaux surplombent la plage de ce village du littoral trégorois. Dans cette composition, Emma Sirot fait se rejoindre les deux Bretagne de l’Armor et celle de l’Argoat.


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1 commentaire:

Anonyme a dit…

merci de ce fort joli article ainsi que de la peinture qui l'accompagne.