Max PIETSCHMANN a laissé une
œuvre diverse, riche et largement méconnue. L’artiste allemand aura partagé de
nombreuses cultures au gré de ses voyages, épousé différents mouvements
picturaux, et bien évidemment traversé les affres des guerres qui déchirèrent
l’Europe. Celui qui naquit et mourut à Dresde nous laisse le témoignage d’un
art pleinement maîtrisé qu’il soit académique avec ses nus, symboliste avec ses
naïades et ses combats de centaures, ou impressionnistes dans ses œuvres
marines. L’artiste naît le 28 avril 1865 et intègre pour six années en 1883,
l’Académie des Beaux-Arts de Dresde où il s’initie auprès de Léon Pohle (1841 -
1908) et du peintre belge Ferdinand Pauwels (1830 - 1904).



A l’instar de nombreux artistes empreints de liberté et réfractaires à l’Académisme, Max Pietschmann rejoint la colonie de peintres pleinairistes de Goppeln fondée par Carl Bantzer (1857 -1941). C’est alors le temps du voyage. Accompagné de l’artiste Hans Unger (1872 – 1936), il part vers l’Italie où il résidera deux années. Max Pietschmann intègre l’Académie Julian à Paris et sera primé lors de l’Exposition Universelle de 1900. Il revient s’installer à Dresde et âgé de 49 ans en 1914, échappera sans doute à la mobilisation. Au sortir de la Grande Guerre, la colonie de Goppeln trouve son prolongement dans la création du
Dresdner Sezession Gruppe où Max œuvre de façon marginale.
Le fil de l’œuvre de Max Pietschmann se perd alors dans les années de déluges qui suivront. Sa peinture éloignée de tous mouvements picturaux fut peut être alors de commande ou de subsistance. Quoi qu’il en soit, l’artiste qui s’éteint en 1952 à 87 ans, nous laisse les fragments d’une œuvre brillante et trop vite oubliée.
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